Chez a2n, nos adhérents ont du talent

Exprimer et mettre en valeur des talents ou des passions des adhérents à notre association

Annick PY du Pastel à la Laque.

Vous saviez peut-être que Maurice-Quentin de La TOUR était né à Saint Quentin. Un grand nombre de ses œuvres, dont ses célèbres pastels sont exposés aujourd’hui au musée des beaux-arts de Saint-Quentin.

Mais saviez-vous que Annick PY a exposé dans ce musée de magnifiques pastels qu’elle a conçus et réalisés lorsque Gérard travaillait dans l’usine Nestlé de Boué ?

Vous ne connaissez pas l’art millénaire et difficile de la laque qu’elle a appris un peu plus tard ?

Alors, ce qui suit est pour vous. 

Annick est une grande artiste qui a maitrisé cette façon d’exprimer un art particulièrement complexe. Elle a été reconnue et récompensée de nombreux prix.

Ecoutons ce qu’elle nous dit d’elle, de la naissance de son art et de son expression à travers les différentes techniques.

Guy Ferron

 

 

                                             Annick devant son atelier

L’apprentissage du Pastel

Très attirée par la peinture depuis mon enfance, j’ai profité de la mutation de Gérard à l’usine de Boué pour m’inscrire à l’école de pastel fondée par Maurice-Quentin de la Tour à Saint-Quentin là où Matisse a fait ses débuts de peintre. J’ai maîtrisé le pastel sec très rapidement. J’ai donc participé à mes premières expositions.

 Le pastel sec est très agréable car il se pratique avec les doigts. J’ai donc eu le plaisir de caresser la joue de mon père dont j’ai fait le portrait après sa mort.

               Les Oignons (1978)                                   Pot d'étain et dentelle (1980)

La Laque chinoise

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                       Le retour de Gérard en région parisienne m’a permis d’aborder une autre discipline parmi les nombreuses possibilités artistiques offertes par la capitale. J’étais très attirée par la laque chinoise et l’opportunité de la pratiquer s’est présentée lors d’une visite à la Foire de Paris. En effet les ateliers de la ville de Paris exposaient des laques exécutés suivant la méthode chinoise par les élèves et proposaient des cours. Je me suis inscrite dès le lendemain et y suis restée jusqu’à notre départ à Nantes en 2001. J’ai été l’élève de grands professionnels dont Catherine Nicolas, meilleur ouvrier de France.  Mes travaux ont été couronnés de succès puisque j’ai participé à de nombreuses expositions, dans le cadre des ateliers parisiens mais aussi des associations de peinture locales, en particulier à Montesson. C’est dans ce cadre que j’ai été récompensée par le prix du Conseil Général des Yvelines pour la puce.

            Cela m’a valu l’honneur d’exposer dans la maison de Madame Élisabeth, sœur de Louis XVI, à Versailles et d’être reçue à l’Assemblée nationale par le député de notre circonscription des Yvelines.

                                            Le Vélidoptère (1996)  

Le Vélidoptère (1996)

 

Enfin, au moment de quitter Paris pour passer notre retraite à Nantes, certains de mes laques ont été exposés à la Foire de Paris, la boucle était bouclée !

Une technique à maitriser

La laque demande un travail très physique ce qui fait que j’ai du l’abandonner pour raison de santé. Mais pendant toutes ces années de participation aux ateliers, j’ai exploré toutes les possibilités offertes par cette technique. Les supports peuvent être très variés, bois, verre, plastique, etc. mais tous demandent une longue préparation à base fine toile appelée tarlatane enduite de blanc de Meudon et de vernis, en double couche avec des ponçages pour donner un aspect final absolument lisse. Un défaut à ce niveau ressort en dernière couche s’il n’est pas poncé correctement. Ensuite on réalise le décor en appliquant une vingtaine de couches de laque (voir beaucoup plus pour les laques gravées) avec ponçages intermédiaires. C’est à ce niveau que l’on peut faire des incrustations de matériaux divers, métaux précieux, pierres, etc. Les ponçages s’effectuent après séchage de plusieurs jours, ce qui nécessite donc de longues semaines de travail par réalisation. Cela oblige bien souvent à entreprendre plusieurs œuvres en parallèle.

                                                 Effet Mer (1991)                                                                                                                                                                                                              Cette technique a pris le nom du produit qui servait à réaliser les objets laqués, à l’origine une laque végétale produite en Asie, Chine, Japon, Vietnam. Celle-ci est interdite en France et est remplacée par des vernis synthétiques, moins dangereux pour la santé.

Annick Py

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Superbes laques, bravo!
Répondre