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12 Mai 2023
KOKESHI : KEZAKO ?
KOKESHI WA NANI DESU KA こけしわなにですか
(KOKESHI VOUS AVEZ DIT KOKESHI ?)
Les KOKESHI sont des poupées en bois venues tout droit du Japon. Elles sont entièrement faites main : tournées et peintes par les kiji-shi (artisans du bois). Elles ont une tête, un corps, mais pas de bras. Elles peuvent être peintes, pyrogravées, ou laquées aussi.
« KO » signifie petit bois et KESHI « poupée »
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Elles apparaissent dès l’Ere EDO vers 1650 dans la région de TOHOKU. « Tohoku » signifie « nord-est » et par conséquent cette région se situe au nord-est de l’ile de Honshu (la plus grande ile du Japon).
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C’est aussi dans cette région que sont situées la majorité des sources chaudes appelées ONSEN. Dès l’ère EDO, les Japonais se rendaient dans cette région pour bénéficier des bienfaits de l’eau très chaude (jusqu’à 40°): relaxation et apports de minéraux. Les ONSEN sont encore de nos jours une vraie institution. Les voyageurs ramenaient des souvenirs en forme de….poupées, les KOKESHI
(À savoir : les ONSEN peuvent être à l’extérieur ou non. Ils sont publics [on s’y baigne …NUS et surtout SANS TATOUAGE !!] ou privés - généralement dans les hôtels)
Les KOKESHI étaient aussi fabriquées comme jouet pour les enfants et plus terriblement elles représentaient un nouveau-né sacrifié (une fille) lors des périodes de grande famine.
De nos jours, elles sont symboles d’amitié. Elles sont aussi offertes aux futures mamans pour souhaiter que l’enfant vienne au monde en bonne santé.
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Il existe pour faire simple 3 catégories majeures de KOKESHI
1) Les KOKESHI traditionnelles appelées DENTO : onze variétés en tout en fonction de leur lieu de production
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2) Les KOKESHI créatives appelées SOSAKU : autant de variétés que d’artisans (mes préférées). Elles sont produites dans tout le Japon, puisque non liées à leur lieu de fabrication
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3) Les KOKESHI souvenirs appelées OMIYAGE qui représentent une scène de la région de villégiature (ici Kawaguchiko, la région des 5 lacs autour du Mont Fuji).
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Elles portent soit :
1) la signature du créateur
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Artisan : Uji Kawase
2) ou le sceau appelé « hanko » du créateur ou de l’atelier où elles sont fabriquées
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Atelier Usaburo (kokeshi écrit en hiragana à droite)
3) ou ni l’un, ni l’autre (les Japonais sont des personnes discrètes et ne voient pas toujours l’intérêt de se faire connaître) .Et là bien sûr l’identification est très, très difficile.
Il existe un vrai regain pour ces poupées de nos jours, et par voie de conséquence un marché grandissant. Elles peuvent atteindre des sommes folles (plusieurs milliers d’euros) en fonction :
- de l’âge,
- du bois utilisé (souvent du cyprès, mais aussi du hêtre, du paulownia, du cerisier)
- de la notoriété de l’artisan : tous les ans sont organisés des concours et des prix sont remis aux artisans les plus doués. Le prix le plus prisé est celui remis par le Premier Ministre.
- et si elles portent ou non la signature ou le sceau de leur créateur.
On les trouve bien sûr sur des plateformes de vente comme Ebay, Etsy, des sites spécialisées dans la vente d’objet du Japon, et au Japon dans les marchés aux puces, chez les brocanteurs ou autres magasins de souvenirs.
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J’ai effectué mon premier voyage au Japon en 1988. Je travaillais à l’époque dans une société japonaise basée à Paris. Ce fut un coup de cœur immédiat pour ce pays et ses habitants. Mais je suis venue à collectionner les KOKESHIS plus tard, au détour d’une boutique à Kyoto. Et j’en rapporte à chacun de mes voyages dans ce pays. Aujourd’hui elles sont au nombre de 213 (mais ce nombre va certainement augmenter après mon prochain voyage nippon de mai) et occupent presque toutes les pièces de mon appartement.
Cette folie addictive pour les KOKESHIS m’a déjà poussée à mettre une alarme à 3H du matin, pour être la dernière à enchérir sur un site de vente.
Il y quelques années
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Et depuis (1/2 de la collection actuelle)
Très bientôt, des vidéos qui vous montreront de visu ce qu'il en est vraiment....
Marie nous a expliqué ci-dessus, sa passion des Kokeshi, ces fabuleuses poupées japonaises. Avant de s'envoler au pays du soleil levant pour quelques semaines, elle lève le voile sur sa collection personnelle. Beaucoup de musées en rêverait d'aussi belle.
La voie des fleurs
L’ikebana aussi connu sous le nom de kadou , ou voie des fleurs, est l’art d’agencer les fleurs au Japon. C’est un art de vivre vieux de plusieurs siècles.
Pourquoi le Japon et les fleurs ?
Je suis tombée amoureuse du Japon lors d’un premier voyage avec mon mari en 1987. J’ai été séduite par ce pays harmonieux et d’apparence sereine, plein de contrastes, alliant modernité et respect des traditions anciennes. J’aime son sens de l’esthétique poussé à l’extrême, de l’apparente simplicité et de l’acceptation de l’impermanence des choses et des êtres. A chacun de mes voyages, je découvre et redécouvre encore.
Quant aux fleurs…. Ma grand-mère était fleuriste et avait une petite boutique à Strasbourg. Je voulais moi aussi être fleuriste. Mes parents ont en décidé autrement. Néanmoins, cet amour pour les fleurs et les éléments de la nature ne m’a jamais quittée. En quittant Nestlé, j’ai fait une formation de fleuristes à l’Ecole Nationale des Fleuristes.. un peu pour rendre à ma grand-mère ce qu’elle m’avait transmis
Un peu d’histoire
A son origine aux environs du Vè siècle, c’était un art essentiellement religieux. Les compositions florales ornaient les temples bouddhistes ou les sanctuaires shintoïstes. Progressivement les bouquets entrent dans les maisons, où ils sont placés dans le tokonoma, niche-sanctuaire. L’arrangement floral devient l’âme du foyer et exprime des sentiments sur un plan soit religieux ou poétique. C’est art a surtout été développé par les samouraïs, qui avant d’aller au combat avaient besoin de se déconnecter, de se recentrer et de méditer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les samouraïs sont aussi à l’origine de la cérémonie du thé, appelée chanyou, celle de l’encens appelée kodou et du za-zen, la forme japonaise du zen.
Peu à peu, la communion avec la nature se fait plus profonde et le respect de la croissance des végétaux prend le dessus sur les concepts métaphysiques.
Les différentes écoles
C’est la plus ancienne. Son nom signifie « moine vivant près de l’étang ». Ce sont en effet les moines qui en premier ont agencé les compositions florales dans les temples.
Du nom de son fondateur Ushin OHARA
Ces deux premières écoles ont des styles très codifiés, laissant peu de place à la création, si ce n’est dans le choix des fleurs.
La dernière-née de cette grande famille, elle fut créée par Sofu TESHIGAHARA. C’est la moins conventionnelle, considérée souvent comme avant-gardiste et laissant une grande place à la personnalité du créateur.
Ces trois écoles ont en commun l’art de l’asymétrie, l’imparfait, le non-fini, quelque chose qui favorise l’implication du spectateur, l’invitant à la méditation ou la rêverie. Le but est de représenter l’essence intime des fleurs, leur impermanence et surtout de laisser une place au vide.
Les 3 éléments essentiels communs aux 3 écoles sont le Ciel, la Terre et l’Homme, même s’ils ont des noms différents en fonction de l’école. Ces éléments sont accompagnés d’autres éléments qui peuvent les soutenir. On les appelle des auxiliaires.
Les compositions
Tout revêt de l’importance dans une composition. Les contenants autant que les fleurs. C’est soit le contenant qui définit la composition, soit les fleurs choisissent le contenant et donc la composition. A noter que les fleurs sont toujours choisies de saison, par respect pour la nature. Elles sont piquées dans des pique-fleurs, appelés kenzan. Il est essentiel de faire parler les fleurs entre elles, de respecter leur inclinaison et de créer une belle harmonie.
Si la composition est « plate » avec un contenant plat, on l’appellera Moribana. Si elle est haute, dans un vase haut, on l’appellera Nageire.